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Assistance Juridique

Service

Médiation, négociation amiable et transaction au Maroc

Régler avant le procès, et signer un accord qui tienne : mise en demeure, médiation conventionnelle, protocole transactionnel.

Le calcul qui précède une négociation est simple, et rarement fait : ce que vaut la créance aujourd'hui, moins les mois d'instance, les frais engagés, la trésorerie immobilisée et le risque que la décision obtenue ne soit jamais exécutée. Ce qui reste après cette soustraction est le montant réel du différend. Une concession qui paraissait humiliante rapportée à la somme réclamée devient raisonnable rapportée à ce reste ; et l'inverse se vérifie tout autant, car une offre flatteuse ne vaut rien si elle est payable en dix-huit mois sans la moindre garantie.

Négocier n'est pas demander poliment, ni redemander plus fort. Une discussion pré-contentieuse se prépare comme un dossier : on arrête à l'avance ce qui sera cédé et dans quel ordre, on désigne qui parle et sous quel mandat, on rédige chaque proposition de manière qu'elle expire d'elle-même et ne vaille pas reconnaissance si elle est refusée. Le diagnostic qui précède ce travail — solidité des preuves, juridiction qui trancherait, comparaison chiffrée des deux voies — est décrit sur notre page de résolution de litiges, et n'est pas repris ici.

La médiation conventionnelle, organisée par la loi 95-17 relative à l'arbitrage et à la médiation conventionnelle, donne un cadre à cette discussion lorsqu'elle est bloquée. Un tiers choisi par les parties conduit les échanges sans trancher : il n'a ni le pouvoir d'un juge, ni celui d'un arbitre. On y accède par une clause insérée au contrat ou par un accord conclu après la naissance du différend, y compris quand une instance est déjà engagée. Ce qui s'y dit est, par principe, couvert par la confidentialité.

Reste le point où la plupart des dossiers se perdent : l'accord lui-même. Le Dahir des obligations et des contrats fait de la transaction un contrat à part entière, reposant sur des concessions réciproques, et lui reconnaît entre les parties l'autorité de la chose jugée. C'est une force et un piège, car on ne signe qu'une fois. Un protocole qui ne solde pas clairement le passé, qui ne prévoit ni échéancier, ni sanction du défaut, ni la manière dont il sera exécuté, se contente de déplacer le litige de six mois. Quand la voie amiable échoue malgré tout, le dossier repart vers la procédure, traitée sur notre page de résolution de litiges.

Ce que comprend la prestation

  • Mise en demeure et négociation pré-contentieuse

    Lettre de mise en demeure calibrée, chiffrage de la demande, négociation d'un échéancier assorti de garanties, reconnaissance de dette écrite. L'objectif est un engagement daté et signé, jamais une promesse au téléphone.

  • Médiation conventionnelle

    Mise en œuvre d'une clause de médiation, rédaction de la convention, choix du médiateur et définition de sa mission, préparation du dossier et assistance en séance — y compris lorsque la médiation s'engage alors qu'une instance est déjà pendante.

  • Rédaction et sécurisation du protocole transactionnel

    L'acte qui clôt le différend : concessions réciproques, portée exacte de la renonciation, échéancier, déchéance du terme, sûretés, confidentialité. Rédigé en français ou en arabe selon l'usage qui en sera fait.

  • Sortie négociée d'une relation contractuelle

    Fin anticipée d'un contrat de distribution, de prestation ou d'un partenariat : conditions financières de la sortie, préavis, sort des stocks, des données et des clients, engagement de non-dénigrement, sort d'une exclusivité s'il en existait une.

  • Accords en matière de travail

    Règlement négocié d'un différend avec un salarié ou avec un employeur : départ d'un commun accord, arriérés, contreparties. La conciliation devant l'inspection du travail et la tentative prévue devant le tribunal social obéissent à des règles propres : un accord signé dans ce cadre engage, en principe, définitivement celui qui le signe.

  • Examen d'un accord proposé par la partie adverse

    Vous avez reçu un projet de protocole, une quittance à signer ou une offre globale : analyse de ce qu'il éteint réellement, de ce qu'il laisse ouvert et de ce qu'il vous fait abandonner sans le dire — avant que la signature ne rende l'examen inutile.

Comment cela se passe

  1. Fixer la position de négociation

    Trois lignes arrêtées par écrit avant le premier échange : ce que vous acceptez, ce que vous refusez, et le seuil en deçà duquel mieux vaut ne rien signer. S'y ajoutent le mandat — qui engage la société, et jusqu'où — et l'ordre dans lequel les concessions seront lâchées.

  2. Mise en demeure et ouverture de la discussion

    La lettre qui ouvre le dossier fixe une date, chiffre la demande, rappelle le fondement et laisse une porte ouverte. Elle est rédigée en sachant qu'un juge la lira peut-être : ni menace inutile, ni aveu, ni renonciation implicite glissée dans une formule de politesse.

  3. Choix du cadre de discussion

    Négociation directe, médiation conventionnelle devant un tiers, ou dispositif propre à la matière — les voies sectorielles, bancaire ou fiscale, relèvent des pages qui leur sont consacrées. Le choix dépend du degré de blocage, du besoin de confidentialité et de la clause de règlement des différends figurant au contrat.

  4. Conduite des échanges

    Qui parle, à qui, sur quel mandat, par écrit ou non. Les concessions sont séquencées et conditionnelles : rien n'est acquis tant que l'ensemble n'est pas accepté. Chaque proposition est datée et formulée de manière à ne pas valoir reconnaissance si la discussion échoue.

  5. Rédaction du protocole transactionnel

    Objet du différend, concession de chaque partie, quittance et renonciation rédigées sans ambiguïté, échéancier, garanties, sanction du défaut de paiement, confidentialité et sort des instances en cours. Un protocole se rédige pour le jour où il ne sera pas respecté.

  6. Rendre l'accord exécutable, puis le suivre

    Selon les cas : légalisation des signatures, enregistrement, homologation par le juge ou constatation de l'accord dans la décision qui met fin à l'instance. Puis le suivi des échéances et, à la première défaillance, la mise en jeu de la clause prévue plutôt qu'un nouveau procès au fond.

Pièces à réunir

Un dossier complet dès le premier échange évite presque toujours un second rendez-vous.

  • Le contrat ou la relation à l'origine du différend, avec ses avenants et sa clause de règlement des différends
  • L'intégralité des échanges écrits, y compris ceux qui vous desservent
  • Le décompte chiffré et daté de ce que vous réclamez, ou de ce qui vous est réclamé
  • Les mises en demeure déjà envoyées et la preuve de leur réception
  • Toute proposition ou tout projet d'accord reçu de la partie adverse, même informel
  • Les éléments connus sur la situation financière de l'adversaire, qui commandent la faisabilité d'un échéancier
  • Si une instance est engagée : assignation, mémoires échangés et calendrier des audiences
  • Tout accord antérieur entre les parties : protocole, quittance ou reconnaissance de dette

Délai à prévoir

Une mise en demeure part généralement dans les jours qui suivent la remise des pièces. Une négociation directe utile se joue en quelques semaines : au-delà, elle sert surtout celui qui doit payer. Une médiation conventionnelle se déroule dans la durée que les parties fixent elles-mêmes dans leur convention. Aucun de ces délais ne se garantit — un accord suppose deux volontés, et la seconde ne dépend pas de nous.

Situations que nous traitons

  • Mon client propose de payer la moitié pour solder et je ne sais pas si j'ai intérêt à accepter

  • Je veux tenter un accord avant d'assigner, sans affaiblir ma position si cela échoue

  • La partie adverse m'envoie un projet de protocole et me demande de signer cette semaine

  • Mon contrat impose une médiation avant tout procès et je ne sais pas comment l'engager

  • J'ai signé un accord avec mon fournisseur et il ne le respecte déjà plus

  • Je veux me séparer d'un salarié d'un commun accord sans m'exposer à un recours

  • Mon associé et moi voulons nous séparer sans passer par le tribunal

  • Le procès est engagé et l'autre partie veut discuter : puis-je négocier sans me désister ?

  • Un échéancier a été accepté au téléphone et rien n'a jamais été écrit

  • Je préfère perdre un peu sur le montant que deux ans en procédure

Domaine

Domaines de droit mobilisés

Cette prestation s’appuie sur les branches du droit marocain suivantes.

Honoraires applicables

Les montants ci-dessous sont indicatifs et hors taxes. Le montant définitif dépend de la complexité du dossier, de l'urgence et du volume de pièces. Un devis personnalisé vous est remis après le premier échange.

Intervention au temps passé
900 MAD1.500 MADl'heure
Consultation approfondie avec note écrite
1.500 MAD3.000 MADforfait

Zones desservies

Nous intervenons à Casablanca et dans tout le Maroc

Basés à Casablanca, nous intervenons à Mohammedia, Bouskoura, Dar Bouazza et Rabat, et à distance partout ailleurs.

  • Intervention et consultation à distance

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    Conseil juridique et contentieux à Rabat, devant les juridictions de la capitale et les administrations centrales.

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Questions fréquentes sur cette prestation

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